L'assurance solde restant dû est une assurance-vie liée à un crédit, le plus souvent hypothécaire : si l'emprunteur assuré décède avant le terme, elle rembourse tout ou partie du capital encore dû. Elle protège les proches d'une dette qu'ils ne pourraient pas assumer seuls.
En pratique
Elle n'est pas légalement obligatoire, mais le prêteur l'exige presque systématiquement comme condition d'octroi du crédit. Attention à ne pas la confondre avec l'assurance habitation, qui protège le bâtiment : ici, c'est le remboursement du prêt qui est assuré, pas la maison.
- La couverture se choisit : capital assuré total ou partiel, un seul emprunteur ou les deux, répartition entre coemprunteurs. Ces choix déterminent ce qui reste à charge du survivant.
- Un questionnaire médical est généralement demandé. Un état de santé particulier peut entraîner une surprime, une exclusion, voire un refus, selon la politique de l'assureur.
- La législation belge prévoit, sous conditions, un « droit à l'oubli » permettant à d'anciens malades de ne plus devoir déclarer certaines affections. Les conditions précises relèvent de la réglementation en vigueur : faites-les vérifier.
- Vous n'êtes pas obligé de la souscrire chez le prêteur : la banque peut exiger la garantie, pas nécessairement son propre contrat. Mettre plusieurs offres en concurrence peut peser lourd sur le coût total du crédit.
- Un avantage fiscal peut s'appliquer selon la région et la situation. Faites confirmer votre cas avant de signer.
Un courtier peut faire jouer la concurrence sur ce contrat, dont la prime varie fortement d'une compagnie à l'autre. Notre fiche AG Insurance présente un des grands acteurs belges.
À retenir
Le prêteur impose la garantie, pas le fournisseur. Comparez les offres avant de signer votre crédit : sur la durée d'un emprunt, l'écart entre deux assureurs pèse lourd sur le coût total, et déclarer son état de santé avec exactitude reste la meilleure protection.